AudioTrack117 - No Artist

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Miyah Raskölnikov vous souhaite la bienvenue dans son monde aux allures névrotiques, inutiles, glauques, inspiré par la prostitution et l'innocence, la médiocrité et le Sublime, l'anonymat et la signature, les passions et la retenue, la folie, mais certainement pas le rationnel.

Gigantesque carnet de recherches, publications façon Permanent Food, théories personnelles ou d'autres que moi, tout ce qui me pousse à cette production boulimique, histoire de mieux comprendre (ou pas) ce qui semble absurde dans mon travail, et qui en fait l'est sûrement.


Un homme envahit d'une passion démesurée, que ce soit la joie ou la douleur, l'espoir ou le désespoir, perd toute possibilité d'expression personnelle, étant absorbé par la force du sentiment qui agit sur lui.

(Johann Heinrich Füssli)

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# Posted on Wednesday, 25 March 2009 at 6:17 AM

Edited on Wednesday, 25 March 2009 at 6:48 AM

Fragments.

Fragments.
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# Posted on Wednesday, 25 March 2009 at 1:41 PM

Amour et psyché.

Amour et psyché.
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Quand Amour rend visite à Psyché pendant la nuit. Sculpture de Canova.
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# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 9:05 AM

Quelques mots...

Quelques mots...
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Comme la vue est un sens trompeur, un corps humain, même aimé, comme l'était le sien, nous semble, à quelques mètres, à quelques centimètres, distant de nous. Et l'âme qui est à lui de même. Seulement, que quelque chose change violemment la place de cette âme par rapport à nous, nous montre qu'elle aime d'autres êtres et pas nous, alors, aux battements de notre coeur disloqué, nous sentons que c'est, non pas à quelques pas de nous, mais en nous, qu'était la créature chérie. En nous, dans des régions plus ou moins superficielles. Mais les mots: «Cette amie» avaient été le Sésame, que j'eusse été incapable de trouver moi-même, qui l'avait fait entrer dans la profondeur de mon coeur déchiré. Et la porte qui s'était refermée sur elle, j'aurais pu chercher pendant cent ans sans savoir comment on pourrait la rouvrir.

Une des pages de Proust.

La souffrance dans l'amour cesse par instants, mais pour reprendre d'une façon différente. Nous pleurons de voir celle que nous aimons ne plus avoir avec nous ces élans de sympathie, ces avances amoureuses du début, nous souffrons plus encore que, les ayant perdus pour nous, elle les retrouve pour d'autres ; puis, de cette souffrance-là, nous sommes distraits par un mal nouveau plus atroce, le soupçon qu'elle nous a menti sur sa soirée de la veille, où elle nous a trompé sans doute ; ce soupçon-là aussi se dissipe, la gentillesse que nous montre notre amie nous apaise, mais alors un mot oublié nous revient à l'esprit ; on nous a dit qu'elle était ardente au plaisir ; or nous ne l'avons connue que calme ; nous essayons de nous représenter ce que furent ces frénésies avec d'autres, nous sentons le peu que nous sommes pour elle, nous remarquons un air d'ennui, de nostalgie, de tristesse pendant que nous parlons, nous remarquons comme un ciel noir les robes négligées qu'elle met quand elle est avec nous, gardant pour les autres celles avec lesquelles, au commencement, elle nous flattait. Si, au contraire, elle est tendre, quelle joie un instant ! mais en voyant cette petite langue tirée comme pour un appel, nous pensons à celles à qui il était si souvent adressé que, même peut-être auprès de moi, sans qu'Albertine pensât à elles, il était demeuré, à cause d'une trop longue habitude, un signe machinal. Puis le sentiment que nous l'ennuyons revient. Mais brusquement cette souffrance tombe à peu de chose en pensant à l'inconnu malfaisant de sa vie, aux lieux impossibles à connaître où elle a été, est peut-être encore, dans les heures où nous ne sommes pas près d'elle, si même elle ne projette pas d'y vivre définitivement, ces lieux où elle est loin de nous, pas à nous, plus heureuse qu'avec nous. Tels sont les feux tournants de la jalousie.

Idem.
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# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 2:21 PM

N'est pas valable que pour l'alcool, en ce qui me concerne.

N'est pas valable que pour l'alcool, en ce qui me concerne.
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"Ça ne me fait plus rien quand je bois". La phrase est lâchée. Au détour d'une conversation,en parlant d'une amie qui était trop ivre. On se regarde un instant. "Moi non plus. J'ai l'impression que c'est mon état normal." "Peut-être doit on boire plus!" On sourit,on en rit. On en rit,mais au fond,la prochaine fois,au lieu de deux bouteilles de vodka,d'une de rosé et de muscat pour cinq, on prendra certainement le double.
Elle est loin, l'ivresse des premières fois. Le problème vient du fait que la question que l'on se pose,avant de faire une soirée n'est pas de savoir si on boit mais plutôt de savoir quelles bouteilles on achète.
J'ai du mal à comprendre pourquoi. Les prétextes invoqués "sociabilisation" "peur de l'avenir" sont des conneries. Peut être que c'est pour oublier. Oublier qu'on ne dit rien, pour dire n'importe quoi.
Ou pour rien. Comme pour une cigarette,qu'on ne fumerait que le week-end. Il y a la première qui vous fait tourner la tête, puis ça s'estompe,et il vous en faut toujours plus. Répétée. Jusqu'à n'en plus pouvoir.
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# Posted on Sunday, 29 March 2009 at 4:55 PM

Reviens, Alice.

Reviens, Alice.
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Faîtes la révérence, mais n'oubliez pas qu'une tête, ça se coupe.
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# Posted on Monday, 06 April 2009 at 3:11 PM

Joris me plaît par ses mots.

Joris me plaît par ses mots.
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Je dois avouer que je l'ai remarquée dessuite.
Tete de fouine, double menton malgrès sa maigreur apparente, boucle d'oreilles toc simili or pendant le long de ses joues, coiffure prétenduement stayli mais carrement moche, et bien entendu, comme pour complèter le tableau ou toucher le fond (rayer la mention innutile) décoleté exagéré au vu de sa petite poitrine.

Dès que je suis rentré à vrai dire, mes yeux se sont posés sur elle dévisageant bêtement une webcam encore non branchée. Son air hébété, du genre "OH COMMENT CA MARCHE"... Je m'en suis moqué, oui.

C'est quand la radio passe bashung, gaby, qu'elle se met à glousser, elle se lève et fait un tour sur elle même, du genre vu que j'ai une salle gueule tu peux avoir mon cul. Son sac à main est doré par endroit, elle m'a fait un clin d'oeil, j'ai éclaté de rire.
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# Posted on Monday, 06 April 2009 at 3:24 PM